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La leçon du jugement


*ToNic-Pics, Pixabay


En tant qu’enfants de Dieu, nous devrions à l’instar de Jésus, soutenir ceux qui viennent vers le Seigneur, les encourager, les fortifier, et les amener à la croissance de la foi pour qu’ils acceptent Jésus et saisissent la vie éternelle (2 Tm4.2; Ac20.31). Cela implique l’exhortation, mais non la condamnation (le jugement). Le jugement dont il est question dans 1 Co2.15 « L’homme spirituel, juge de tout », est une réflexion qui nous permet de prendre de bonnes décisions (pour nous et/ou les autres). Ce jugement n’est pas un « laisser-passer » pour la discrimination, la haine, l’humiliation, la méchanceté, le mépris.


Jésus dit d’ailleurs qu’Il n’est pas venu pour « juger » (condamner) le monde, mais le sauver (Jn3.17; 12.47;17.2; Mat18.11; Lc6.37-41;9.56; Jcq4.12; Rom14.4,13; Ph2.3; 1Co4.5; 1Thes5.14). Ce que nous devrions faire c’est plutôt « d’exhorter » (si nécessaire) dans le but « d’instruire » et de ramener la personne qui s’est égarée vers Dieu, cela par amour.


Il y a aussi une différence pour nous, entre ceux qui appartiennent au Seigneur et ceux qui ne lui appartiennent pas (1Co5.12; Col4.5; 1Thes4.12; Mat18.17). Si après une exhortation, l’entêtement dirige la personne ailleurs, vous n’avez qu’à remettre celle-ci entre les mains du Seigneur, qui Lui seul peut faire quelque chose. Abandonner les choses entre SES mains est en tout temps, la meilleure des solutions. Et parfois, il vaut mieux se séparer que de se juger.


Entre LE verset de 1 Co2.15 « L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne » et le nombre élevé des versets qui exhortent de ne pas juger, il y a une GRANDE différence. Premièrement, ce verset parle de la « pensée du Christ » (1Co2.16, 17), c’est-à-dire qu’elle n’est connue que par le véritable chrétien et cette pensée permet de prendre des décisions conduites par l’Esprit Saint, il n’est pas mentionné que c’est pour condamner les autres, ni les rabaisser. Deuxièmement, les versets exhortant le chrétien à ne pas juger les autres sont bien plus nombreux ! (Luc6.36-49; Mat7.1-5; Jcq3.1,4.12; Rm2.1;14.13; Prov21.2…) Luc2.1 dit « toi qui juge, tu es donc inexcusable ! » et Luc 6.37 « Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous ». L’absolution ici ne veut pas dire de tout accepter. On peut pardonner sans laisser un mauvais comportement nous nuire ou nuire aux autres et prendre de bonnes décisions en ce sens.


Soyons honnêtes cependant, il nous est TOUS déjà arrivé de « juger » quelqu’un, et notre Seigneur est assez bon pour nous « ramener » à des pensées plus nobles et dignes de Lui. Mais dans tout cela, comment savoir si je suis dans le jugement ?


POSONS-NOUS LES BONNES QUESTIONS !


  • Est-ce que ce que je dis, est vraiment nécessaire ?

  • Est-ce que je le fais pour de bonnes raisons ?

  • Est-ce que j’utilise mes impressions, mes sentiments, mes émotions pour juger ?

  • Est-ce j’attendais depuis longtemps de pouvoir dire cela à cette/ces personne.s ?

  • Est-ce que c’est humiliant pour elle/il/eux ? Méprisant ?

  • Est-ce que j’aime particulièrement faire cela devant les autres, pour que tout le monde le voit ou l’entende, ce qui me donne un sentiment de supériorité ?

  • Est-ce que lorsque je condamne quelqu’un, je me sens « meilleur.e » que lui/elle/eux ?

  • Est-ce que ce que je condamne chez l’autre, je le fais moi-même ? Ou est-ce que pendant que je condamne l’autre je sais moi-même que je suis dans le péché (pas forcément le même) ?

  • Est-ce que j’ai condamné l’autre sur base de ce que « quelqu’un a dit » sans connaître les vraies motivations, la véritable histoire ?

  • Est-ce que je défends mes propres convictions ou est-ce que j’ai cherché, dans la prière ce que la Parole de Dieu en dit, et ce que le Saint-Esprit me dit ?

  • Est-ce que cette personne peut se rapprocher de Dieu après ce que j’ai dit/fait ou s’en éloigner ?

  • Est-ce que je le fais par amour, ou parce-que moi, « je sais » et j’en détermine la sentence ?


PRIONS

Seigneur pardonne-nous d’avoir mal compris le jugement ! Pardonne-nous toutes les fois ou nous avons été des « outils » de l’ennemi en condamnant des personnes, en les jugeant et en incitant les autres à faire comme nous ! Aide-nous à changer, à avoir un regard comme le tien, Jésus ! Un regard de compassion et de sagesse ! Viens à notre secours à cause de nos péchés, aide-nous à être de vrais.es hommes/femmes spirituels.elles ! Enlève notre orgueil, notre mépris, et fait de nous des agents.es de Ta Bonne Nouvelle ! Au nom de Jésus !

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