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La leçon de la greffe

Dernière mise à jour : 9 avr.

22-2021


Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté (egkentrizo) à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l'olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : […] elles ont été retranchées pour cause d'incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. […] Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché. Eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, ils seront entés ; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. Si toi, tu as été coupé de l'olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur l'olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils entés selon leur nature sur leur propre olivier. (Romains 11.17-24)


Le mot « egkentrizo » en grec signifie « greffer ». Lorsque l’on fait une greffe d’organe, premièrement on cherche dans la même famille le donneur, car c’est là que l’on trouve le plus de compatibilité dans les gènes, par exemple au sein d’une même famille, deux frères pourraient avoir un taux de compatibilité de 100% vu qu'ils ont les gènes communs des parents. Au plus on s’éloigne de la famille, au moins la compatibilité sera évidente. En dehors de la famille deux individus non apparentés peuvent avoir une chance sur 40 000 d’être compatibles. Comme le dit le texte plus haut « c’est donc bien la racine qui porte ses branches » et non l’inverse (V18). Un peu plus loin on souligne aussi l’incompatibilité des branches d’un olivier « sauvage » sur des racines « saines » versus la nature de l’olivier franc dont les branches qui ont été coupés en étaient malgré tout issues.


Un autre exemple de greffe, est celui du cœur. Même si le cœur est « bon » sous tous ses aspects, il suffirait qui ne soit pas « compatible » avec les gènes pour que ce dernier soit rejeté par le système immunitaire. L’image très forte utilisée dans ce texte ancien est sidérante ! Voilà un exposé scientifique que fait l’apôtre Paul sur le rejet du système immunitaire alors que nous ne découvrirons la raison de la réussite de greffe qu’en 1905*…


Lorsque j’étais plus jeune et que je n’avais pas encore traité tous les problèmes que j’avais, je n’étais pas toujours « capable » d’avoir une bonne attitude. Cependant, je me souviens très bien que lorsque je faisais du mal délibérément, pour ressembler aux autres qui étaient pour moi les plus forts (je pensais ainsi « survivre »), mon cœur ne le supportait pas. On aurait dit que j’essayais à tout prix de « greffer » une nouvelle attitude à mon cœur et que celui-ci les « rejetait ».


Ce principe est le même aussi dans notre « nouvelle naissance ». Nous ne pouvons nous « greffer » à la racine juste avec un « bon cœur », nous devons nous greffer avec un cœur « compatible », à cette nouvelle nature (Rm11.24) et faire même attention à ne pas être « rejetés » après avoir été enté (V22). La Bible dit bien qu’il faut des « outres neuves, pour le vin nouveau, sinon elles se déchirent et se rompent » (Mrc2.22 ; Mat9.17 ; Lc5.38). Il faut donc de même que notre cœur soit un cœur « nouveau » pour être compatible à 100% avec les gènes de la racine, Jésus. Il nous donne aussi l’exemple du corps « bien coordonné, bien assemblé » (Eph4.16 ; Col2.19) qui peut alors tirer toute sa force. Dans les organes, si le cœur n’est pas compatible avec le corps, le corps ne peut fonctionner correctement, il s’asphyxie et meurt.


Ainsi donc, comprenons que nous n’avons pas le choix, nous ne pouvons nous « greffer » au corps sans que notre cœur soit un cœur nouveau ! Nous devons demander à Dieu un nouveau cœur, pour cette nouvelle vie en Lui. Un ancien cœur peut avoir « l’air » d’être adapté, compatible, mais il ne le sera jamais ! Un nouveau cœur va pouvoir fonctionner même dans l’exercice d’un corps soumis à un stress surnaturel! Si vous vous rendez compte que votre cœur n’est pas un cœur nouveau, il n’est pas trop tard ! Demandez-le aujourd’hui ! Et faites cette prière avec nous :


« Seigneur, donne-moi un cœur nouveau ! Que je puisse fonctionner avec tout le corps, que je puisse être « enté » en Toi, qui est la racine de toute vie, de toute chose, dans le Nom de Jésus! »

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